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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 16:01

 Georges Taï Benson (Animateur)L'ancien animateur émérite de la Radiodiffusion télévision ivoirienne, situe ici l'opinion sur la création de l'Institut supérieur de formation des animateurs de Côte d'Ivoire.

Pourquoi avez-vous décidé de mettre en place un institut de formation des animateurs ?

Nous pensons que le moment est aujourd'hui propice pour le faire. J'ai été formé en France, en 1964. Nous estimons avoir été bien formé puis-qu'à notre retour, nous n'avions pas eu besoin de stages pratiques. Nous étions déjà prêt à l'emploi. Tout le contraire, aujourd'hui, où les jeunes gens ont des diplômes, mais c'est seulement sur le terrain qu'ils commencent à apprendre le métier. Mon ambition est de former des animateurs professionnels prêts à l'emploi.

Parce que nous allons leur donner des outils professionnels pour réagir. Il nous est arrivé de recevoir de jeunes gens qui ont reçu une formation théorique, philosophique, académique, mais à qui il fallait six mois de stages pratiques. J'ai trouvé cela aberrant. Nous nous proposons, aujourd'hui, de former ces jeunes gens pour qu'ils soient opérationnels sur le terrain.

Quels sont les enseignements qui seront dispensés dans votre école?

Nous tenons à préciser que nous aurons très peu d'enseignements académiques en classe, car nous estimons que ce métier s'apprend sur le terrain, dans le studio, devant la caméra et le micro. Nous allons plus miser sur la pratique. Nous allons détecter des talents, découvrir ce qu'ils sont réellement, à travers des tests en studio, devant la caméra. En procédant ainsi, nous saurons qu'ils n'ont pas un handicap à l'exercice du métier. Il s'est trouvé des cas cocasses où, sur la base d'épreuves écrites, des animateurs ont été sélectionnés. A l'oral, on s'est rendu compte qu'il y en a qui sont bègues ou borgnes etc. C'est pourquoi, nous ferons des tests de studio pour recruter nos étudiants.

A l'Institut des sciences et techniques de la communication (Istc) où j'ai fait un bref passage en tant qu'enseignant, j'ai pu mettre mon expérience au service des jeunes à qui on faisait apprendre... 48h d'anglais. Nous tenons donc à dire que nous ouvrons notre école parce que l'espace audiovisuel vient d'être libéralisé. Il va y avoir, sur le marché, d'autres chaînes de télévision, de radios et plusieurs manifestations. Ces structures auront besoin d'animateurs. Le besoin est donc pressant et les débouchés existent. Il va falloir présenter des arguments forts aux propriétaires de ces chaînes pour y entrer, en tant qu'animateurs professionnels. L'animateur n'est pas un saltimbanque, un amuseur public. C'est pourquoi, nous insistons sur le terme professionnel. J'ai formé Fulgence Kassy, Barthélemy Inabo, Djira Youssouf...pour la fonction publique. Maintenant, je vais en former pour les télévisions, radios et structures privées. Il y a des chargés de communication qui se targuent de faire de l'animation. Mais, la prise de parole, en public, est une spécialité technique qu'il faut posséder et maîtriser.

Quel type de relations allez-vous entretenir avec la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti) ?

Nous allons former des animateurs qui seront sur le marché de l'emploi. Si la Rti le souhaite, elle pourra nous approcher. En dehors de la Rti, des chaînes de radios et de télévisions privées pourront également solliciter nos animateurs. Nous formons pour mettre à disposition ! Lors de notre formation en France, on nous a dit que l'animateur doit faire attention, parce qu'il pénètre l'intimité des gens sans leur autorisation, à travers le poste de radio ou de télévision. L'animateur ne doit pas gêner par son accoutrement, sa mauvaise diction, etc. Pour corriger tout cela, nous avons fait appel à Bienvenu Neba, Thérèse Taba. Pour parfaire l'élocution. L'animateur doit pouvoir attirer l'attention du public par sa culture générale. Je n'ai pas la prétention de dire que je vais former des génies. Après plus de 40 ans de métier (il a commencé le 6 juin 1964), j'ai décidé de mettre mon expérience au service des jeunes. On ne laisse notre métier que pour aller à Ivosep (pompes funèbres). C'est vous dire qu'il n'y a pas de retraite dans ce métier.

L'ancien directeur des programmes de Radio Ci, Pol Dokui, a une école d'animateur aux Deux-Plateaux. Qu'est-ce qui fera la particularité de votre institut ?

Nous avons pour nous notre expérience et la qualité des professionnels qui interviendront pour former les jeunes gens. La Côte d'Ivoire regorge de beaucoup d'universités, de grandes écoles, etc. Chaque entité à sa spécificité. Les inscriptions ont démarré au club municipal de Cocody-Deux-Plateaux, depuis le 2 décembre et prendront fin le 10 décembre. Nous, les anciens, avons là l'occasion de nous rendre utiles ; et les jeunes ont l'occasion d'apprendre un métier. Nous allons permettre aux jeunes gens de maîtriser tous les rouages du métier. Je répète que nous créons cette école maintenant, parce qu'il y a des opportunités qui arrivent.

interview de Issa Yeo

tin du 08/12/2011

Par issa yeo FM demafere - Publié dans : présentation
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 13:36

par Leslie Bastien et Matthias Balagny

En d’autres termes...

La radio libre, associative, rurale, scolaire, citoyenne, populaire, éducative, participative, interactive, alternative, la radio des "sans voix", la radio campus... En France, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel définit la radio associative par l’appellation de services non-commerciaux : "Relèvent de cette catégorie les services éligibles au fonds de soutien à l’expression radiophonique (F.S.E.R). Il s’agit de services dont les ressources financières sont inférieures à vingt pour cent de leur chiffre d’affaires. Ces radios ont pour vocation d’être des radios de proximité, des radios communautaires, culturelles ou scolaires".

Qu’est-ce qu’une radio communautaire ?


"La radio communautaire est un organisme de communication indépendant, à but non lucratif, à propriété collective, géré et soutenu par des gens d’une communauté donnée. Elle est un outil de communication et d’animation qui a pour but d’offrir des émissions de qualité répondant aux besoins d’information, de culture, d’éducation, de développement et de divertissement de la communauté dont elle est issue." Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec
.


" Lorsque la radio favorise la participation des citoyens et défend s es intérêts ; lorsque qu’elle répond aux goûts de la majorité, que c’est fait avec humour et que l’espoir demeure sa priorité ; lorsque qu’elle informe vraiment ; lorsqu’elle aide à résoudre les mille et un problèmes de la vie de tous les jours ; lorsque durant les émissions, les idées sont débattues et toutes les opinions respectées ; lorsqu’elle encourage la diversité culturelle et non l’uniformité commerciale ; lorsque les femmes transmettent des informations et ne représentent pas de simples voix décoratives ou encore un attrait publicitaire ; lorsque aucune dictature n’est tolérée, non plus que la musique imposée par les disquaires ; lorsque les paroles de tous et chacun sont entendues sans discrimination ni censure, cette radio est une radio communautaire."
Manual urgente para Radiolistas Apasionados, José Ignacio Lopez Vigil, 1997. Site Internet de l’AMARC (www.amarc.org)

" La philosophie historique de la radio communautaire est de permettre aux "sans voix" de s’exprimer, de servir de porte-parole aux opprimés (qu’il s’agisse d’une oppression raciste, sexiste ou de classe sociale) et, en général, d’offrir un outil de développement. (...) La radio communautaire est définie comme comportant trois aspects : celui d’une activité à but non lucratif ; contrôlée par la communauté qui en est propriétaire ; caractérisée par la participation de la communauté. (...) Il faut qu’il soit bien clair que l’objectif de la radio communautaire n’est pas de faire quelque chose pour la communauté, mais plutôt de donner l’occasion à la communauté de faire quelque chose pour elle même comme, par exemple, posséder et contrôler son propre moyen de communication. " Qu’est-ce que la radio communautaire ? Un guide pratique, AMARC Afrique et Panos Afrique Australe, 1998.

Quelles sont les règles propres aux radios communautaires ?


Un exemple : La Charte des radios rurales communautaires et participatives du Niger


Nous, techniciens et managers, chefs de station et directeurs de programmes, animateurs et journalistes des Radios rurales communautaires du Niger, réunis à Douméga du 17 Août au 18 Septembre 2001, déclarons :

  La Radio rurale communautaire trouve sa légitimité dans une volonté locale, et se doit d’y répondre en tant que radio de proximité.

  La Radio rurale communautaire se doit de respecter et de refléter l’équité du genre et des communautés dans toutes leurs composantes.

  La Radio rurale communautaire se doit de fonctionner dans la démocratie et la transparence.

  La Radio rurale communautaire a une mission d’information, de formation, d’éducation et de divertissement.

  La Radio rurale communautaire est un vecteur de développement, sa programmation se doit d’illustrer cette utilité sociale.

  Émanation de la société civile, la Radio rurale communautaire n’est l’appendice d’aucun pouvoir financier, institutionnel ou autres, elle se doit de veiller à son indépendance.

  La Radio rurale communautaire est apolitique.

  La Radio rurale communautaire est non confessionnelle.

  La Radio rurale communautaire s’engage à respecter l’éthique et la déontologie journalistique.

  La Radio rurale communautaire est plurielle et pluraliste, dans l’esprit de solidarité et de cohésion nationale.

Plus loin: Article sur le projet l’Echo des ondes libres

 

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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 18:53

Agence  Radio Sud7 est une association de coordination des productions radiophoniques qui regroupe des journalistes, techniciens animateurs et réalisateurs des radios communautaires du sud (Afrique) ayant le français en partage. Elle à été crée en 2002 à Abidjan

Les buts ou objets de l'Association sont :
- De regrouper les professionnels et amateurs de la radio ainsi que toute personne y portant intérêt afin de favoriser le développement de leur habilité technique et de leur culture
- De promouvoir et protéger les intérêts des communicateurs « radioteurs » (membres)
- De travailler au développement et à la promotion des acteurs des radios communautaires du sud
en temps que outil de développement durable.
- De produire des magazines radiophonique sur des sujets d'intérêt communautaires.

Activités de l'Agence
1/ l'agence Radio Sud 7 produit des magazines radiophoniques d'information, de d'éducation
et de sensibilisation sur des thème suivant:
- lutte contre la stigmatisation et la discrimination liée au VIH/sida
- Promotion des droits de la femme et de l'enfant
- Arts et cultures
- Santé
2/organise des rencontres de formations entre les membres ou recherche des stages de formation pour les membres.
3/coordonne la distribution des programmes radiophoniques de radio canada international avec les radios partenaires.

Sa zone de couverture est l'espace francophone. Son siège est à Abidjan en côte d'Ivoire.

Contacter l'agence Radio Sud 7:
04 BP 2375 Abidjan 04
Tel: 00 225 07 581 469

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